Le vrai défi ? Continuer à manger après dix heures de course
Il existe une image que connaissent tous les ultra-traileurs. Au début de la course, manger est presque agréable. Les produits passent facilement, les sensations sont bonnes et le rythme s’installe.
Puis les heures défilent. Au bout de huit, dix ou quinze heures, ce qui semblait naturel devient parfois un effort à part entière.
Le corps continue de dépenser énormément d’énergie, mais l’envie de manger disparaît progressivement. Les goûts saturent. Certains aliments deviennent écœurants. La digestion se complique.
C’est précisément à ce moment que Régis refuse de s’enfermer dans une routine trop stricte.
« La variété alimentaire en trail peut représenter un défi. »
Bien sûr, les barres énergétiques restent au cœur de sa stratégie. Mais elles ne sont pas seules.
Selon les envies du moment, il peut tout aussi bien se tourner vers un morceau de fromage, du jambon, un croque-monsieur, un cookie ou un brownie.
Ces aliments n’ont pas seulement un intérêt nutritionnel. Ils permettent aussi de casser la monotonie, de retrouver un peu de plaisir et, parfois, de réussir simplement à manger alors que tout l’organisme dit l’inverse.
« Il est parfois tout aussi agréable d’opter pour du salé afin de casser la monotonie. »
À mesure que l’arrivée approche, cette simplicité devient encore plus importante. Dans les derniers kilomètres, lorsque l’estomac commence à saturer, il privilégie des aliments faciles à avaler.
« Dans les 10 derniers pourcents, l’alimentation devient souvent plus difficile. Dans ces moments-là, une compote peut faire la différence. »