Je suis Maëlle Hibon, joueuse professionnelle de beach tennis. À travers cet échange, je réponds directement à vos questions pour partager mon quotidien, mes sacrifices, ma vision du sport et mes ambitions.
Maëlle Hibon, immersion dans le haut niveau du beach tennis
Un parcours construit avec rigueur et progression
Peux-tu nous raconter ton parcours et ton évolution jusqu’au haut niveau ?
Je suis joueuse de beach tennis à haut niveau, aujourd’hui parmi les meilleures Françaises, et je participe au circuit international.
À l’origine, je viens du tennis, que j’ai commencé très jeune en structure régionale, ce qui m’a permis de développer des bases solides comme la rigueur, la discipline et le goût de l’effort. J’ai découvert le beach tennis en 2015, avec une qualification rapide pour les Championnats de France.
Après une pause liée à mes études et à plusieurs déménagements, j’ai repris la compétition en 2021. En trois ans, j’ai progressé rapidement, passant de la 488ᵉ à la 4ᵉ place française, avec une quinzaine de tournois disputés chaque année et de très bons résultats.
Depuis 2024, je me suis engagée sur le circuit professionnel. En parallèle de mon activité professionnelle, j’ai atteint la 43ᵉ place mondiale et intégré à deux reprises l’équipe de France.
Devenir professionnelle : une organisation de vie complète
Qu’est-ce que le passage au statut de professionnelle a changé dans ton quotidien ?
Le statut de professionnelle m’a permis de faire du Beach tennis mon quotidien. Je m’entraîne deux fois par jour. J’essaie d’être rigoureuse dans la préparation physique, dans la nutrition et dans la récupération. C’est plutôt la discipline quotidienne qui a évolué.
Finalement, j’ai un peu plus de temps personnel qu’avant. Avant ce statut, j’avais un travail de 35 heures et je devais intégrer en plus mes entraînements et la préparation physique. Maintenant c’est plutôt l’inverse : ma journée tourne autour du sport mais je continue de travailler toujours un petit peu. Ça me libère donc du temps pour mes temps off, hors du terrain.
Quels sacrifices as-tu fait pour atteindre ce niveau ?
Avoir moins de temps pour voir ma famille et voir moins mon chéri et sa famille
Comment gères-tu la pression aujourd’hui ?
La pression est plutôt bien gérée. À partir du moment où je suis honnête avec moi-même, mon projet et que je me donne à 100%, je me satisfais du chemin parcouru et de celui qu’il me reste à accomplir car je ne pourrai rien regretter.
Quels moments t’ont le plus marquée depuis ton passage au statut professionnel ?
C’est encore trop tôt pour le dire, cela ne fait que deux mois. Mais juste avant de passer professionnelle, j’ai fait la Coupe du monde au Brésil avec l’équipe de France, et nous sommes revenues avec la médaille de bronze.
Évoluer dans un sport encore peu médiatisé
Est-il difficile de faire reconnaître ton statut dans un sport encore peu connu ?
Oui, car c’est compliqué d’en vivre financièrement, et je n’en vis pas. Je continue de travailler à côté pour pouvoir financer ma saison. Après, mon entourage me considère sportive professionnelle car c’est mon quotidien.
Quel regard portent les gens sur le beach tennis ?
Avant de connaître réellement la discipline, ils considèrent ça comme un sport un peu « loisir », qui ne peut pas se pratiquer toute l’année. Après, ils comprennent qu’on peut tout à fait dédier son quotidien à ce sport et devenir sportive de haut niveau.
As-tu le sentiment de contribuer au développement de ton sport ?
Oui grandement, car on arrive à communiquer entre sportifs, peu importe le niveau. On a une vraie communauté. On véhicule une image qui donne envie au sport amateur.
As-tu déjà douté de ton choix de carrière ?
Non, je n’ai jamais douté et c’est le plaisir que je prends au quotidien qui me donne envie de continuer.
Organisation, entraînement et performance
Comment structures-tu ton entraînement pour continuer à progresser ?
C’est un ensemble de choses, tout est lié. Je priorise la nutrition et la récupération (le sommeil, la marche…). Ensuite, il y a aussi la gestion du stress au quotidien, qui est assez faible chez moi. J’ai des attentes assez élevées mais je sais que je ferai les bonnes choses pour les atteindre.
À quoi ressemble une semaine type ?
- Lundi : 10h–12h prépa physique / 14h–16h30 Beach tennis
- Mardi : 9h30–11h Beach tennis / 14h–15h30 Beach tennis
- Mercredi : 9h30–11h Beach tennis / 14h–15h30 Beach tennis
- Jeudi : 9h30–11h Beach tennis / 14h–16h prépa physique / 17h30–18h30 séance récup
- Vendredi : 9h30–11h Beach tennis / 14h–15h30 Beach tennis
As-tu une routine quotidienne pour rester performante ?
Le matin, pour démarrer tranquillement : sans téléphone la première heure au réveil, de la respiration, un petit-déj complet (flocons d’avoine, fromage blanc, banane et pomme, eau, complément 1defy, deux œufs), et marche de 25 minutes.
Mental et récupération
Quelles méthodes utilises-tu pour renforcer ton mental ?
La clarté de mon projet et les erreurs de mon passé font que j’ai développé un bon mental : réussir à être sur le moment présent, sans penser au passé ni au futur. Je peux utiliser la respiration si je commence à devenir nerveuse.
Que mets-tu en place en dehors des entraînements pour maintenir tes performances ?
- Séance de récupération une fois par semaine dans un centre spécialisé (Ground Bordeaux)
- Beaucoup d’hydratation
- Compléments alimentaires quand la période le demande
- Sommeil
Nutrition : un pilier essentiel
Comment structures-tu ton alimentation au quotidien ?
Tous mes repas sont composés d’une source de :
- Glucides (50 %)
- Lipides (30 %)
- Protéines (20 %).
J’essaie de varier le plus possible ces différentes sources sur la semaine. Peu de dessert, j’évite le sucre ajouté/transformé (deux fois maximum par semaine). Pour l’hydratation je bois minimum 2 L d’eau par jour plus 50 cl d’eau gazeuse.
Comment intègres-tu les compléments alimentaires dans ta routine ?
Sur mes périodes d’entraînement, comme en ce moment où je suis sur un cycle d’environ deux mois, j’ai une routine assez structurée avec les produits 1Defy.
Le matin, je prends de la créatine et du collagène, pour soutenir à la fois la performance et la récupération. Après mes séances de préparation physique, que je fais trois à quatre fois par semaine, j’ajoute systématiquement un shaker de protéines pour favoriser la reconstruction musculaire.
Au quotidien, je prends aussi du magnésium, surtout pour le système nerveux et la qualité du sommeil, qui sont essentiels quand les charges d’entraînement sont importantes.
En tournoi, l’objectif est vraiment de maintenir mon niveau d’énergie et une bonne hydratation tout au long de la journée. J’utilise donc la boisson In Effort, que je consomme pendant les matchs. Et comme il n’est pas toujours facile de bien s’alimenter entre deux rencontres, j’ai toujours avec moi des barres d’énergie longue durée, pratiques et efficaces pour éviter les coups de fatigue
Quels sont tes objectifs à court, moyen et long terme ?
Court terme
Gagner un titre international dans les trois prochains mois.
Moyen terme
Être dans le top 30 mondial et être sélectionnée en équipe de France.
Long terme
Les deux cumulés, réussir à maintenir ces objectifs le plus longtemps possible.
Le mot de la fin de Maëlle
Depuis que je suis accompagnée par 1Defy, je ressens une vraie différence, notamment sur mon niveau d’énergie et la qualité des entraînements que je peux produire au quotidien. J’ai d’ailleurs eu un vrai coup de cœur pour la protéine goût chocolat, qui est à la fois efficace et très agréable à consommer.
Avec le temps, j’ai aussi appris à accorder une place centrale à mon alimentation. Les compléments alimentaires viennent en soutien, mais ils ne remplacent pas une base solide, et c’est un point qui me paraît essentiel. Si j’en prends aujourd’hui, c’est parce que mon rythme sportif et mon quotidien l’exigent.
Enfin, ce qui fait la différence, c’est aussi l’accompagnement : j’ai pris le temps d’échanger avec l’équipe 1Defy, qui a su me conseiller et m’orienter vers des produits réellement adaptés à mes besoins.


