FAQ
Quelle est la différence entre la protéine animale et les protéines végétales ?
Les protéines animales et végétales apportent toutes des acides aminés, mais leur composition diffère.
Les protéines d’origine animale possèdent un profil en acides aminés essentiels complets et généralement proche des besoins de l’organisme.
Les protéines végétales peuvent contenir des quantités plus faibles de certains acides aminés essentiels. Mais surtout, les céréales sont limitées en lysine, tandis que les légumineuses le sont en méthionine.
Cependant, une alimentation végétale diversifiée permet de couvrir l’ensemble des besoins.
Peut-on manquer de protéines ?
Dans les pays occidentaux, une véritable carence en protéines est rare chez les personnes en bonne santé et ayant une alimentation variée et des apports énergétiques suffisants. En revanche, il est possible de présenter des apports insuffisants ou un léger déficit protéique, c’est-à-dire de ne pas couvrir pleinement ses besoins pendant une période donnée.
Un déficit ponctuel n’a généralement pas de conséquence chez une personne en bonne santé. En revanche, lorsqu’il s’installe dans la durée, il peut contribuer à une diminution de la masse musculaire, à une récupération moins efficace après un effort ou une maladie, voire à une altération de certaines fonctions de l’organisme.
Certaines populations sont plus exposées à ce risque d’apports insuffisants, notamment les personnes âgées, les personnes dénutries, celles ayant un faible appétit ou encore les personnes suivant une alimentation végétale peu diversifiée.
Il est donc important de distinguer un apport insuffisant en protéines, qui correspond à un apport inférieur aux besoins de l’organisme, d’une carence protéique, beaucoup plus sévère et aujourd’hui exceptionnelle dans les pays occidentaux.
Consommer trop de protéines est-il dangereux ?
Chez les personnes en bonne santé, les données scientifiques actuelles ne montrent pas qu’une consommation élevée de protéines altère la fonction rénale. Lors de leur digestion et de leur métabolisme, les protéines produisent des déchets azotés, principalement transformés en urée par le foie puis éliminés par les reins. Chez un individu dont la fonction rénale est normale, ce mécanisme est physiologique et les reins sont capables d’assurer cette élimination sans conséquence particulière.
En revanche, chez les personnes atteintes d’une maladie rénale chronique, la capacité des reins à éliminer ces déchets peut être diminuée. Un apport excessif en protéines peut alors augmenter leur charge de travail et contribuer à l’aggravation de la maladie. Dans ce contexte, les apports protéiques doivent être adaptés par un médecin spécialiste.
Chez les personnes en bonne santé, il n’existe donc pas de raison de restreindre les protéines par crainte d’abîmer les reins. Pour autant, augmenter ses apports bien au-delà de ses besoins n’apporte pas de bénéfice démontré sur la santé ou la masse musculaire. Comme pour l’ensemble des nutriments, l’objectif est de consommer une quantité adaptée à ses besoins plutôt que de rechercher une consommation excessive.
Et si vous vous demandez si la consommation excessive de shaker de protéine est dangereuse, on a un article dédié à cela !
Les compléments protéiques sont-ils nécessaires ?
Dans la majorité des cas, une alimentation variée et équilibrée permet de couvrir les besoins quotidiens en protéines.
Les compléments protéiques, comme la whey ou les protéines végétales en poudre, peuvent toutefois être utiles lorsque les apports alimentaires sont insuffisants ou lorsque les besoins sont plus difficiles à atteindre, notamment chez certains sportifs, les personnes âgées ayant un faible appétit ou les personnes ayant des contraintes alimentaires particulières.
Pour rappel et comme leur nom l’indique, ces produits sont des compléments : ils doivent venir en complément d’une alimentation adaptée et non s’y substituer. L’objectif reste donc de couvrir ses besoins en priorité grâce aux aliments, les protéines en poudre représentant une solution pratique lorsque l’alimentation seule ne permet pas d’atteindre les apports nécessaires.